2012 un début d’année difficile pour les rapatriés d’Algérie
maltraités par la France et l’Algérie
L’année 2012 a commencé. Elle sera celle du cinquantenaire de l’exode des français repliés d’Algérie qui ont été forcés de quitter leur pays en étant spoliés de toutes leurs possessions.
Pour commémorer cet événement, l’USDIFRA avait prévu d’affréter un bateau permettant à un millier de rapatriés accompagnés de leurs familles de refaire le voyage qui, il y a cinquante ans, les avait fait quitter définitivement leur terre natale et d’honorer les générations de défunts français gisant dans les nombreux cimetières d’Algérie.
Ce voyage en forme de pèlerinage aurait pu donner l’occasion de créer un nouveau trait d’union entre l’Algérie et la France. Il a été rendu impossible par le silence des autorités algériennes aux demandes de visa ad hoc déposées aux consulats d’Algérie de Marseille et de Nice.
Le Ministre français des affaires étrangères saisi de cette question n’a pas réagi.
Les français repliés d’Algérie se considèrent ainsi comme repoussés par les autorités du pays qui les a vu naitre et non soutenus par le pays dont ils sont les ressortissants.
L’USDIFRA est obligée de constater aussi que le dossier de la réinstallation n’a pas été clos lors du mandat présidentiel en cours, de nombreux dossiers restant aujourd’hui non solutionnés.
Elle remarque à ce sujet que cet épineux problème reste très sensible pour notre communauté et suscite une très grande attention puisque les événements survenus au cours d’une expulsion d’un rapatrié ont suscité le troisième plus grand centre d’intérêt de l’année écoulée du site internet du journal varois Var matin selon ce même journal (édition de janvier 2012)
L’USDIFRA constate que la loi du 26 décembre 1961 qui prévoyait l’indemnisation des biens spoliés est restée lettre morte cinquante ans après avoir été promulguée. Elle constate que l’indemnisation n’est toujours pas intervenue alors même que le parlement algérien dans sa loi du 29 aout 2010 rendait définitive la spoliation sans que les autorités françaises n’élèvent de protestations.
Enfin de nombreuses questions mémorielles, chères au cœur des rapatriés sont restées sans réponse.
Dans ces conditions, et alors que 2012 verra coïncider le cinquantenaire de l’exode des français d’Algérie et l’élection présidentielle française, l’USDIFRA demande aux candidats à l’élection présidentielle de respecter la communauté des français repliés d’Algérie et rapatriés d’Afrique du Nord aujourd’hui forte de deux à trois millions de personnes, de se pencher enfin sur leurs problèmes et d’y apporter des solutions.
L’USDIFRA a été créée en août 1965 quand de nombreux rapatriés d’Algérie ont connu de grosses difficultés morales et matérielles de réinstallation après leur exode forcé.
Depuis sa création, elle s’est fixée pour mission de défendre essentiellement leurs intérêts matériels, ce qui a permis d’atténuer certaines difficultés matérielles et morales de réinstallation qu’ils rencontraient. Cette action concernant la réinstallation est toujours en cours aujourd’hui.
L’USDIFRA a aussi été à l’origine de l’action judiciaire collective devant la commission internationale des Droits de l’Homme de l’ONU.
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