Jacques Dupuy de la Grand Rive nous a quittés.
Né le 10 février 1927 à Alger, il se plaisait à nous raconter l'histoire de sa famille. Son arrière-grand-père, originaire de Marsac dans le Massif central, tenait la Papeterie Royale. Les événements d'alors poussèrent la famille Dupuy de la Grand Rive a s'exiler, en 1852, en Algérie.
Son père, mobilisé durant la Grande guerre de 14-18, fut blessé au combat et mourut des suites de ses blessures. Notre ami Jacques fut pupille de la Nation dès sa naissance.
Après avoir obtenu son BEPC, il entre à l'école des Beaux Arts et se spécialise dans le dessin et la sculpture. Son professeur disait de lui qu'il était très doué dans ces disciplines.
Il fut appelé sous les drapeaux alors qu'il était pupille de la Nation et soutien de famille. Après son service militaire il suivit des cours pour être conducteur de travaux en bâtiment et fit toute sa carrière dans ce métier où il a assumé des postes à responsabilité.
À son repli en France, il a continué dans cette branche et a terminé sa carrière comme directeur de travaux.
Sa grande passion de toujours a été la pêche. Il avait pour sa famille et ses enfant Michel et Alain une admiration et une fierté sans faille.
Sous sa carapace d'homme bourru se cachait un homme au grand cœur prêt à rendre service et à se mettre à la disposition de tous ses compatriotes dans la détresse pour qui il gardait une grande affection même s'il ne le montrait pas.
À l'USDIFRA il fut, à mes côtés, de tous les déplacements. Il était tous les jours au bureau où il accomplissait dans l'ombre une tâche énorme et ingrate, le suivi et l'envoi de tout le courrier.
Il attendait aussi avec impatience que son dossier soit enfin traité par la MIR qui l'avait déclaré éligible en 2002. Il s'en est allé 10 ans plus tard toujours dans l'attente de ce règlement.
A son épouse, Gilberte, à ses enfants, Michel et Alain, à toute sa famille, l'USDIFRA et moi-même présentons nos plus sincères condoléances.
Jacques, nous te disons au revoir. Va en paix, salue tous nos amis qui t'ont précédé et à un de ces jours dans un monde que j'espère meilleur et où la parole donné vaut son pesant d'or, comme tu l'avais.
Gabriel Mène
Communication 



