Chers compatriotes et amis,
En ce début d'année 2010 je voudrais tout d'abord vous adresser mes meilleurs voeux mais aussi tenter, une fois encore, et sans aucun intérêt personnel, de mettre en place une Union pour agir de façon ordonnée à l'approche d'un rendez-vous électoral important.
Notre temps est aujourd'hui compté et nous ne pouvons plus continuer à entretenir, entre frères d'un même pays qui nous a vus naître, cette malédiction que nous traînons depuis 48 ans, à savoir « LA DIVISION ».
Certes il y a eu beaucoup de tensions et de querelles entre nous et si nous avions eu la sagesse, à chaque fois de nous expliquer, nous nous serions rendu compte que rien ne motivait de tels comportements. Nous avons aussi dû faire face à des intérêts partisans et politiques, à des ambitions, des désirs de mieux faire, c'est-à-dire à tous les ingrédients à même de nous conduire à nous affronter verbalement avec agressivité et intolérance.
Durant toutes ces années nombre d'entre nous ont rejoint leurs ancêtres. D'autres, atteints dans leur chair, se sont découragés et ont envisagé de tout abandonner.
Et pendant tout ce temps nos compatriotes ont attendu un sursaut de conscience de la part de leurs représentants espérant toujours voir se réaliser cette union tant désirée.
Sommes-nous capables de faire taire, en ce début d'année 2010, tout ce qui nous a jusqu'à présent divisé et de privilégier tout ce qui peut nous rapprocher ?
Les souffrances endurées consécutives à notre déracinement, notre identité, notre histoire, nos intérêts matériels et moraux, c’est tout cela entre autres qui doit nous unir, tout en préservant la personnalité de chacun, dans le respect de son combat, hors de tout clivage politique qui ne peut qu'aggraver notre division.
Il faut tout simplement constituer une force cohérente et puissante. D'autres communautés l'ont fait et ont démontré qu'elles obtenaient des résultats.
Serions-nous les seuls à ne pas réussir ce que d'autres ont réussi ? Pour moi notre devise doit être simple : « ensemble pour tous ». C’est de notre Unité que naîtra notre victoire.
Nous devons montrer que le problème rapatrié n'est toujours pas réglé près de 48 ans après, que ce soit sur le plan matériel ou moral.
Nous devons réagir de façon concertée plutôt que de partir individuellement, dans le plus grand désordre, comme nous l'avons fait jusqu'à présent.
Je pense que cela est encore possible à réaliser, non pas en créant une énième organisation, association ou fédération, mais en nous unissant TOUS, en constituant une force qui, à l’avenir, pourra, seule, intéresser nos jeunes générations. Elles pourront alors être fières du parcours unitaire de leurs parents et grands-parents.
Cela devra se faire dans le plus grand respect de la spécificité de chacun. Mais il faudra également que chacun soutienne les revendications de l'autre.
Notre parole aura également plus de poids devant les pouvoirs publics. Je pense que c'est à ce prix que nous pourrons nous faire respecter et retrouver notre dignité perdue suite aux nombreuses injustices subies.
Comme toujours, il y aura des défaitistes et des enthousiastes, mais je vous demande à tous de tenter, une fois encore, ce que nous n'avons jamais réussi à faire, jusqu’à ce jour.
Si cette union pouvait se réaliser il faudrait la consolider en la poursuivant dans la commémoration,, en 2012 du cinquantenaire de notre exode en nous mettant d'accord sur une manifestation unique dans une ville à définir ou sur plusieurs manifestations chacune avec ses particularités, dans des villes différentes.
À noter également qu'en 2012 se dérouleront les élections présidentielles.
Je vous demande d'y réfléchir et de me donner votre avis. Nous pourrions ensuite convenir de deux ou trois rendez-vous pour élaborer un plan de travail pouvant aboutir à une réunion où la fraternité l’emportera sur tout le reste.
Merci de m'avoir lu. Merci de me donner vos avis. Merci de tenter, une fois encore et tous ensembles, de réaliser ce travail de construction d'une union Pied-noire.
En vous renouvelant mes meilleurs voeux à l'occasion de cette nouvelle année qui, je l’espère, sera celle de la concrétisation de cette union sacrée, je vous prie de bien vouloir agréer, chers compatriotes et amis, l'expression de mes salutations les plus amicales.
Gabriel Mène
Communication 



