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DEMAIN L’INDEMNISATION



le 2 Juin une grande réunion d' information aura lieu à Aleria, salle municipale a partir de 10 heures

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Lettre à mon Pays

 Il y avait bien longtemps que j'envisageais de t'écrire. Te dire que le temps me manquait serait mentir, peut-être ai-je simplement manqué de courage.

     Je t'ai quitté voilà 40 ans, un jour d'été, tu sais un été comme toi seul pouvais nous offrir.
Un jour rempli de soleil, mais hélas, si différent des autres.
     Je n'ai jamais pu oublier le jour où j'ai quitté ton sol. Comme un somnambule, j'ai franchi la passerelle qui me conduisait sur un bateau et sans m'en rendre compte, je commençais à m'éloigner de toi. Mon coeur était lourd, ma peine immense, mes yeux remplis de larmes que je maîtrisais difficilement.
     Je n'étais malheureusement pas le seul. Tout autour de moi, je lisais dans les yeux de mes compatriotes la même détresse, la même angoisse, la même interrogation " Qu'allons-nous devenir quand tu ne seras plus là ? ", Cette souffrance partagée aurait pu me soulager et me réconforter, mais non, je me demandais ce que je faisais ici.
     J'allais te quitter, toi mon pays et Hussein-Dey où j'étais né, où j'avais grandi.
Pour me donner du courage, je me suis promis de revenir te voir un jour, car je ne pouvais admettre que je te quittais pour toujours. Papa, Maman, et tous les autres, restaient là dans ce cimetière, tout près de la mer et de cette plage que nous aimions tant. Alors, je ne pouvais pas les abandonner définitivement. C'était tout simplement impensable et au-dessus de mes forces.
     Tu sais, c'est au moment où le bateau s'est éloigné du quai que j'ai réalisé que cette séparation allait être pénible et douloureuse. Mes yeux se sont levés vers ce ciel si bleu, si beau, si généreux, pour redescendre ensuite sur Alger. Mon regard s'accrochait désespérément à ce paysage grandiose, profond et magnifique, baigné de soleil, pour lui demander de me retenir.
     Arraché de ton sol, je t'ai regardé t'éloigner lentement de moi. J'étais si petit, tu étais si grand, si majestueux dans ta parure de lumière.
     Je n'ai pas pu retenir plus longtemps l'émotion qui m'envahissait et j'ai laissé les larmes remplir mes yeux et couler le long de mes joues. Ma peine était immense, je n'avais ni la force ni l'envie de les retenir, j'étais anéanti.
     C'était ma façon de te dire, non pas adieu, mais au revoir, pays aimé, et de te dire aussi combien tu allais me manquer.
     Depuis mon départ, il ne s'est pas passé un seul jour sans que mes pensées volent vers toi. Je revois avec émotion et ravissement tes rues inondées de soleil, tes maisons aux murs blancs, tes plages au sable chaud. J'entends encore le bruit des vagues contre les rochers, les cris des enfants jouant dans la rue et celui des hirondelles volant dans un ciel d'azur.
     Je voudrais pouvoir encore m'enivrer du parfum sublime des fleurs d'orangers, de citronniers, de jasmin, d'acacia, froisser entre mes doigts des feuilles d'eucalyptus, mâcher une caroube, m'asseoir enfin à l'ombre d'un figuier ou d'un néflier. Je voudrais encore pouvoir caresser le sable d'or du Sahara, contempler la beauté majestueuse des dunes du désert et la splendeur des palmeraies.
     Je sens toujours ton soleil éclatant sur ma peau, le goût salé de l'eau de mer sur mes lèvres. Je m'étire, je respire doucement et m'abandonne pour m'imprégner complètement de tes saveurs et de tes richesses.
     Alors je me sens revivre, mon coeur bat plus vite et se remplit d'espérance car tu es ma vie, mon refuge.
     Longtemps, j'ai espéré te rendre la visite promise lors de mon départ, mais, emporté par le tourbillon de la vie, je ne l'ai pas fait. Sauras-tu me pardonner...
     Pays lointain de mon enfance, de ma jeunesse, je veux que tu saches que je ne t'ai pas oublié et te dire merci de m'avoir offert toutes ces beautés inaltérables que je garde secrètement et jalousement enfouies au fond de ma mémoire.
     Permets-moi encore de te serrer très fort contre mon coeur, te dire que je t'aime et t'aimerais toujours. Je n'ai pas le courage de te dire adieu, mon pays, alors laisse moi te dire une nouvelle fois, au revoir.

Durant toutes ces années, j’ai continuellement pensé à toi, me demandant comment tu avais traversé toutes ces années, comment tu étais devenu, espérant que nous allions nous reconnaître.

Après toutes ces années passées loin de toi je te retrouve toi mon pays, mon ami de toujours, celui qui m’a vu naître, grandir et aussi partir poussé par l’incompréhension des hommes pour une nouvelle existence que je n’envisageais pas de faire sans toi.

Aujourd’hui, je pense encore et toujours avec autant de chagrin, à cette séparation déchirante, à toutes les larmes versées dans le désespoir d’un départ sans grand espoir de retour .Te quitter était la chose la plus cruelle que l’on pouvait me demander mais, ce long et précieux cordon qui nous reliait m’a donné la force de vivre et l’espérance de te revoir un jour.

Déraciné, j’ai souvent baissé les bras et courbé l’échine parce que je n’étais pas à ma place ; mais tu étais toujours là pour m’épauler et diffuser en moi un sang neuf distillant sans cesse ton énergie pour faire battre mon cœur dans l’attente de nos retrouvailles.

Je te regarde longuement et avec insistance et je découvre que tu as beaucoup changé. Tu es devenu différent. Je ne parviens pas à te reconnaître. Je me sens tout à coup fatigué et complètement perdu car j’ai l’impression que notre amour et notre complicité ont disparu, tu ne sembles pas être au rendez-vous, je me sens orphelin…

Des souvenirs merveilleux que je croyais enfouis à jamais se bousculent dans ma tête. Je peux ainsi revoir tes rues inondées de soleil, les maisons aux murs blancs, tes plages toujours aussi belles et sentir ton soleil éclatant sur ma peau. Je me suis rendu, rempli d’émotion dans ce grand jardin du souvenir, tout prés de cette mer et cette plage que j’aimais tant pour embrasser et caresser le marbre de ce tombeau où reposent ceux qui m’ont donné la vie. Je leur ai dit combien je les aimais toujours autant et qu’ils me manquaient cruellement.
Je me suis laissé envahir par une douce quiétude, l’âme légère, le cœur en paix, oubliant le passé pour ne penser qu’à cet instant magique, presque irréel, qui nous réunissait dans l’euphorie et le délice des retrouvailles. J’ai patiemment attendu ce moment inoubliable qui me ramènerait vers toi, il est là aujourd’hui, ce n’est plus un rêve inaccessible mais une merveilleuse réalité.

Merci à toi ma bonne ville d’Hussein-Dey berceau de mon enfance, à ton Maire, à ta population sympathique et chaleureuse. Vous avez su nous accueillir chaudement et nous offrir ce sens légendaire de l’hospitalité dont vous avez toujours eu le secret.
Rachid, Hassan, Ahmed, Brahim, Mustapha, Kader, et pardon pour ceux dont j’ai oublié le nom, sachez que votre amitié, votre générosité et votre disponibilité de chaque jour nous ont profondément touché. Sans vous, ce retour aux sources et ce besoin de retrouver nos racines et nos souvenirs, désirés depuis bien longtemps n’auraient pas été ce qu’il ont été, c'est-à-dire une réussite totale. Soyez à jamais remerciés mes amis, mes frères.

Ces retrouvailles sont pour moi que des moments de pur bonheur auprès de toi et de cette population Algérienne qui a déployé des trésors de gentillesse et d’affection envers ses enfants d’Hussein-Dey qui venaient des quatre coins de France pour renouer avec le passé et tisser à nouveau des liens solides et indéfectibles d’amitié.
Toutes ces paroles mélodieuses de bienvenue qui sonnent encore à mes oreilles, ont balayé les doutes et les appréhensions. Elles avaient le parfum enivrant des fleurs de jasmin, d’oranger, de citronnier et le goût du miel.
Toi mon pays, mon ami, tu as su réunir autour de toi tes enfants issus du peuple d’Algérie et de la communauté pieds-noirs et les conduire vers les portes maintenant largement ouvertes sur le chemin de l’espoir, la réconciliation et la divine fraternité.
Voila la fin de ce beau voyage qui laissera dans ma mémoire un souvenir inoubliable allant au-delà de ce que je pouvais espérer. Tu m’as donné le meilleur de toi-même et je ne trouverais jamais les mots pour te remercier.
Infatigable, je vais continuer de penser à toi parce que tu es ma vie, mon refuge mais aujourd’hui, je ne vais pas te dire adieu, ni au revoir mais, tout simplement et parce que je t’aime, te crier du fond du cœur :
  à bientôt

      S.M
 

 

 

REFLEXIONS SUR LA RENAISSANCE DE LA 5° COLONNE, EN FRANCE. 

       Beaucoup d’entre nous ignorent la signification du terme «CINQUIEME COLONNE »

       Pour ceux-la, nous allons remonter l’histoire en faisant un détour par la guerre d’Espagne, où en 1936, les troupes du Général Franco et du général Emilio Molla, convergeant vers Madrid,   étaient réparties en « quatre colonnes »

Les propagandistes Franquistes eurent l’astuce de parler, dans leurs émissions, de  l’intervention proche et décisive de la cinquième colonne nationaliste qui existait secrètement à Madrid et se préparait à entrer en action dans la capitale même du gouvernement républicain.

C’était le début de  la guerre psychologique, car cette information eut pour les Républicains la conséquence de les obliger à renforcer leurs troupes affectées à la garde des points stratégiques de l’arrière, favorisant ainsi l’instauration d’un climat de suspicion propice aux épurations sanglantes et hâtives.

En Juin 40, sur les routes de France, l’armée, engluée dans l’exode des civils, est en déroute. De bouche à oreille, une explication du désastre circule:  «La cinquième colonne nous a vendus!» Les Français, avides de se disculper de la défaite, seront tout prêts à croire, au complot des pronazis et des profascistes de tous acabits.

       Les nazis, convaincus que la démolition d’un pays quelconque par l’intérieur n’est qu’une question d’argent et d’organisation, essayèrent, tout comme les Italiens, d’influencer en leur faveur une partie de la presse et de l’opinion publique Française.

               Donc la cinquième colonne est un groupe de sympathisants secrets ou les partisans d'un ennemi qui s'engagent dans l'espionnage ou le sabotage dans les lignes de défense ou les frontières nationales.

            Nous savons maintenant que même aux USA, la Cinquième Colonne, sous la conduite de son fondateur et chef Requiem, a passé plusieurs des décennies suivantes après la guerre, à emmagasiner des ressources et à établir de puissantes bases.

          Ce rappel historique n’a pour seul but que de mettre en exergue une situation qui fait tache d’huile dans notre pays : l’intégrisme sous couvert de  l’Islam.

       En effet que constatons-nous depuis quelques années ?

       Une récente statistique dévoilée par une chaîne nationale, a fait état de mariages entre 60.000 Françaises d’origine et Maghrébins.

       Nous n’avons rien contre ces unions, si ce n’est que ces mariages se déroulent à la Mairie, les futures épousées entièrement voilées (certains édiles se refusent d’ailleurs à célébrer ces unions et se font remplacer par des conseillères municipales, les femmes étant seules autorisées à voir le visage de la mariée) et ensuite à la mosquée, car les épousées sont obligées d’adopter la religion de l’époux.

       Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ces mariages vont générer des enfants qui seront élevés pour la plupart dans la toile d’araignée de l’intégrisme.

       Et quand on sait qu’un ménage de ce type générera au moins 3 enfants, calculez de vous-mêmes, l’évolution de l’intégrisme Français, en toute légalité dans un futur proche.

       Un ami m’a transmis ce matin (merci Jacquot) un florilège de certaines déclarations de de Gaulle, à propos des  Maghrébins.

       Certaines sont savoureuses, vous en jugerez :

Au député UNR Raymond Dronne, ancien héros de la libération de Paris et favorable à l’Algérie française: « Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne! Donneriez-vous votre fille à marier à un bicot( cité dans Le petit De Gaulle illustré. Ed. Le Crapouillot, 1967, et par J .R. Tournoux, La Tragédie du Général, op. cit.).

A un autre député UNR, Léon Delbecque, également partisan de l’Algérie française:
« Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés à des Musulmans? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes?» (La Tragédie du Général, op. cit.)

Au général Koenig: «Evidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens … Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français (…) Tous ces bicots se chamaillent. Ils aiment les fusils, ils aiment s’en servir. Ils ont la manie de la fantasia » (La Tragédie du Général, op. cit.).

« Au soir des accords d’Evian, en mars 1962 : Alors. Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots? » (Cité dans Le Petit De Gaulle illustré, op.cit.)

« Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines»… « Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiant » (La Tragédie du Général, op. cit.)

« Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un Etat … Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés … Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes … Ils ne peuvent rien faire seuls» (cité par Cyrus Sulzberger, ancien directeur du New York Times, dans Les Derniers des géants, Ed. Albin Michel, 1972).

« Des Français, ces gens-là! Avec leurs turbans et leurs djellabas!» (Cité par A. Peyrefitte. C’était De Gaulle. Ed Gallimard, 2000)

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées!» (Cité par Benjamin Stora, Le Transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999).

« Vous savez cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux: il y a des nègres à l’Elysée, tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. … Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous m’entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que, cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur: on ne voit que dès nègres, tous les jours, à l’Elysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt» (Entretien avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968 ; cité dans ses Mémoires, tome 2 : Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, éd. Fayard/Jeune Afrique).

« Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mœurs» (dans De Gaulle, mon père, par Philippe De Gaulle, éd., Plon).

«Le régime fasciste permet aux pouvoirs publics de tirer des ressources existantes, sans ressource ni ménagement, tout ce qu’elles peuvent donner. L’impérieuse subordination des intérêts particuliers à ceux de l’Etat, la discipline exigée et obtenue de tous, la coordination personnelle du Duce, enfin cette sorte d’exaltation latente entretenue dans le peuple par le fascisme pour tout ce qui concerne la Patrie, favorisent à l’extrême les mesures de Défense Nationale. » (Charles De Gaulle, La Mobilisation économique à l’étranger, Revue militaire française, 1er janvier 1934).

Quand on pense que, pour beaucoup moins que cela, on débaptise écoles ou rues dédiées à de méchants “racistes”, la LICRA, le MRAP et SOS-Racisme ne devraient-ils pas unir leurs forces et leur voix pour obtenir que la place de l’Etoile et l’aéroport de Roissy et autres (multiples) lieux prestigieux ne portent plus le nom de l’infâme antisémite, discriminateur et xénophobe que fut De Gaulle ?

Ce qui précède, ne vous laisse-t-il pas rêveurs ? Et bien voila, nous y sommes et ses craintes prémonitoires sont bien réèlles maintenant. C’est de cette Cinquième colonne là , dont je voulais vous entretenir. 

LE HERISSON D’OCTOBRE

 

 

19.09.07. Finalement, quoi que l’on dise ou quoi qu’on  pense la communauté des rapatriés d’Algérie, les Pieds Noirs,  terme dont l’origine est aussi obscure que toutes les histoires humaines, est bien plus discrète qu’on ne l’a dit ! Passons !

Le pied noir depuis longtemps et au fur et à mesure que le temps et les évènements se succèdent, a de plus en plus de mal à admettre ce qu’il considère comme une tragédie !  Parce que ceux qui le chassèrent de son pays sans se l’avouer reconnaissent  implicitement qu’ils se sont trompés ou furent eux-mêmes trompés puisqu’ils ont rejoint en masse un pays qu’ils détestaient : La France ! D’ailleurs pour l’avoir entendu je sais qu’ils sont encore nombreux  à la détester encore ! Il n’osent pas dire qu’ils nous détestent !

Ceci étant dit il faut rendre justice à ceux qu’aucune haine ou mépris n’anime ! Ils sont là  nos égaux pour gagner leur vie comme nous et souvent  ils sont meilleurs que nous !

Le pied noir ce bon enfant souffre encore de sa réputation, celui qu’on présenta comme un être abjecte parce qu’il refusait ou vendait de l’eau aux soldats Français ! Il est vrai parce que je m’en souviens que des arabes vendaient de l’eau contenue dans des peaux de chèvres pour gagner leur vie mais il y en avait tellement peu ! Est-il besoin de dénoncer une telle absurdité qui n’a profité qu’à celui qui ne cherchait qu’à ce faire plaindre ! C’est indigne ! J’espère qu’au moins un de ceux qui prétendit cela puisse lire ces lignes ! Menteur !

Le pied noir à souffert qu’on l’ait présenté comme un homme inhospitalier ce qui est tout le contraire ! Que de soldats ou officiers français vinrent manger ou boire l’anisette à notre table ! Même si aucun ne nous témoigna la moindre gratitude par l’envoi d’une simple carte postale lors qu’il s’en retournait au Pays !

Le pied noir à eu beaucoup de mal à admettre qu’on l’ait accueilli avec beaucoup de réticences voire d’hostilité : Les pieds noirs à la rue, raisonnent toujours à leurs oreilles !

Les pieds noirs ne comprennent pas que leurs cimetières soient profanés, que les ossuaires de marins français qui reposent à Mers el  Kébir l’ont également été !  

Les pieds noirs ne reconnurent pas ce peuple français qui pourtant dix huit ans plutôt l’avait accueilli à bras ouverts pour libérer la France ! Parce que le pied noir n’est pas ingrat il accepte mal l’ingratitude !

Les pieds noirs savent qu’aujourd’hui il n’y a plus que le culot qui paie ! Mais ils n’ont pas ce culot là !

Aucun politique français de l’époque dont beaucoup sont encore en vie ne fut à la hauteur du drame ! Ils sont d’ailleurs très discrets parce qu’ils se sont tous trompés !

Les pieds noirs n’ont aucun désir de revanche, ne veulent pas rouvrir des plaies mais ils aimeraient tant pendant que quelques-uns uns encore subsistent que  l’erreur soit reconnue, pour la pardonner et s’endormir tranquille pour la dernière fois !

Au siècle de l’indifférence ce message s’adresse aux brillantes  générations issue de cette communauté,   présentes et à venir pour qu’ils puissent s’opposer à une éventuelle souillure de leurs ancêtres !

La descendances des pieds noirs, est une race pleine de richesse que seul apporte le mélange des races car ce sont toutes les races de l’Europe qui étaient présentent sur le sol de l’Algérie française ! L’Europe existait déjà !

Le pied noir s’est installé en France fidèle comme un chien qui ne veut pas comprendre que son maître ne l’aime plus !

Fils, petit-fils arrière-petits-fils de pieds noirs soyez en fiers ! Vous êtes le produit d’une expérience divine dont le but était de faire vivre et enrichir une Terre qui n’appartenait qu’à Dieu et dont il voulait qu’elle fut occupée par tous, j’ai bien dit tous ! L’homme ne l’a pas voulu ! Mais dieu est patient, perspicace ! La France aussi lui appartient,  Jeanne D’arc en savait quelque chose !

Pauvre petit homme ! Tu n’as fait que retarder l’échéance d’un plan divin : Celui de rassembler enfin les hommes pour qu’ils apprennent à vivre ensemble !

Dieu accepte nos erreurs faut-il qu’il nous aime pour pardonner nos fautes !

Pieds noirs soyez en fiers, mais restez humbles car Dieu est aussi avec vous !

Ange Paul C.

 

 


 De : GEORGES SARRAF [mailto: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ]
Envoyé : mercredi 18 juillet 2007 12:04

À : ' Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. '
 

Monsieur  le Sénateur,

Vous connaissez les problèmes qui se posent encore aux repliés d’Algérie, 45 ans après leur exode. Pendant la campagne électorale, monsieur Jérôme Rivière, représentant monsieur Philippe de Villiers, lors du « grand oral » organisé à Nîmes par notre Union Syndicale associée dans son action par de nombreuses associations de Rapatriés y compris nos compatriotes Harkis, a soutenu nos revendications, au nom du candidat Philippe de Villiers, a savoir la mise en place d’un moratoire si ce dernier était élu. Cette promesse a été rèiteree par monsieur Christian Estrosi représentant Monsieur Nicolas Sarkozy !  Ce dernier a été élu et le MPF lui a apporté son soutien. Ainsi  Monsieur Thierry Mariani, député de l’UMP, a déposé un projet en ce sens  en tout point conforme à nos souhaits, malheureusement ce projet a été  repoussé par la commission des finances de l’assemblée nationale, cela signifie en clair que la promesse faite n’est pas tenue, cela signifie en clair « la mise à mort » d’un nombre important de familles de Rapatriés, notamment les réinstallés. Je connais votre sens aigu de l’équité, vous pouvez être notre « avocat » devant le sénat afin de défendre ces personnes qui se trouvent acculées par des situations financières désastreuses dont ils ne sont pas responsables. Monsieur le Président de la République, tient dans ses discours les propos suivants « toutes mes promesses seront tenues » vous n’etes pas sans ignorer, et notamment dans le sud de la France, que la majorité de mes compatriotes ont apporté à Monsieur Sarkozy leurs suffrages et ce pour une simple raison « avec lui nous savons qu’il tiendra sa promesse, il ne peut pas nous mentir » j’ajoute que Monsieur de Villiers, qui connaît parfaitement nos problèmes n’apprécierait pas que cette promesse ne soit pas tenue !

Il y a une solution, reprenez à votre compte le texte de Thierry Mariani, déposez le sur le bureau du sénat, ainsi celui-ci sera à nouveau représenté devant l’assemblée nationale. Il en va de notre survie.

Je vous prie de croire monsieur le sénateur à mes sentiments les meilleurs.

 

Georges Sarraf

Dèlèguè Régional de l’USDIFRA

16 rue Paul Langevin

16340 L’Isle d’Espagnac.

 

 

 

Envoyé : mardi 10 juillet 2007 11:21
À : GEORGES SARRAF
Objet : Re: 19 mars

Monsieur le Délégué Régional,
J'ai lu avec attention votre mail, et je ne manquerai pas de prendre en compte vos remarques concernant la date anniversaire du 19 mars 1962.
Je vous prie de croire, Monsieur le Délégué Régional, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Henri de Richemont

 

Spoliés en 1962 Union Syndicale de Défense Toujours spoliés en 2007
des intérêts des Français Repliés d’Algérie
Populations déplacées contre leur gré
Association loi 1901-JO n°6894 du 3 août 1965 SIRET 42434851400011
--------------------------------------------------
U.S.D.I.F.R.A. -----------------------------------------------
Membre fondateur et animateur du C.N.S.R. (Conseil National supérieur des rapatriés)
Membre du Comité de Liaison des Associations Nationales Rapatriés
 
 

Georges SARRAF                                                     MR Henri de Richemont                   
Délégué Régional                                                                       
Sénateur de la Charente
16 rue Paul langevin                                                                    36 Avenue Celestion Sieurre
16340 L’ISLE D’ESPAGNAC                                                            16700 Ruffec
Tél  :  05.45.69.29.02
Fax : 05.45.68.71.54                                             
 
 
                                                                          
 
L’ISLE D’ESPAGNAC, le
3 juillet 2007
 
 
                                   Monsieur le Sénateur,
 
Je viens de lire, dans la Charente libre de ce jour, que vous avez participé aux côtés de la FNACA, à l’inauguration « du jardin du souvenir du 19 Mars 1962 » sur la commune de Ranville. Cette association s’efforce par idéologie largement inspirée par le parti communiste, de promouvoir le 19 MARS 1962, date anniversaire du cessez le feu suite « aux accords d’Evian », pour commémorer le souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.
Or, le 19 MARS 1962 :
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          concrétise la victoire politique du FLN, vaincu militairement, il s’agit d’une capitulation sans précédent  dans notre histoire !
-
          n’a pas mis fin aux combats, le cessez le feu n’ayant pas été respecté par le FLN.
Après ces prétendus « accords », l’armée Française, la Gendarmerie et la police ont reçu l’ordre de ne plus intervenir et, de ce fait, entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, plus de 150000 personnes furent assassinées ou disparurent, soit plus de 6 fois les pertes militaires de 1954 à 1962, entre autres :
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          Le siége de Bab el Oued, le 23 mars 1962, pilonnée par les canons de la gendarmerie mobile et mitraillée par les T6 de l’armée de l’air.
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          La fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, où une unité de tirailleurs Algériens ouvrit le feu sur la foule, pacifique et désarmée : 82 morts et plus de 200 blessés. 
-
          L’extermination épouvantable du commando GEORGES le 27 avril 1962, les Harkis désarmés furent livrés aux bourreaux du FLN pour une boucherie sans nom.
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          Les massacres du 5 juillet 1962 à ORAN, plus de 2000 morts, alors que l’armée Française avait reçu l’ordre formel du général Katz, criminel contre l’humanité, de rester dans ses casernes.
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          Les 300 jeunes du contingent disparus après le 19 Mars 1962, dont on n’eut plus de nouvelles.
 
En conséquence, célébrer le 19 MARS 1962, et vous le célébrez, est :
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          Contradictoire avec la vérité historique
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          Humiliant car le choix de cette date concrétise un processus d’abandon ayant rendu vain le sang versé.
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          INDIGNE du souvenir de tous ceux qui,au nom de la France ,ont travaillé ,instruit, soigné, réalisé,souffert, combattu ou laissé leur vie en Afrique du Nord et dans les campagnes d’Italie,du Mexique, de France en 1870, en 1914-1918, du Rif, en 1939-1945, en Indochine.
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          ILLEGAL puisque la loi du 9 décembre 1974 a fixé au 2 juillet 1962 la fin des opérations en Algérie, ouvrant droit aux titres de guerre et à la qualité de combattant.
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          ANTINATIONAL, puisque l’état Algérien a émis un timbre officiel célébrant cette date comme victoire militaire de l’ALN sur l’Armée Française (sic)
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          ANTIDEMOCRATIQUE, puisque tous les chefs d’état de la France ont refusé d’officialiser cette date et qu’une consultation menée par le ministre des anciens combattants le 24 septembre 1981 a établi que 26 associations sur 29 l’ont récusée !!
Enfin, la date choisie, est celle du 5 décembre.
Vous pourriez, également, célébrer la chute de Dien Bien Phu orchestrée par Mendès France ,le 7 mai 1954, et pourquoi pas la fin de la débâcle le 22 juin date de la signature de l’armistice en 1940 ! Le 19 mars 1962 restera dans l’histoire de France le seul cas honteux de capitulation sans conditions alors que la victoire militaire était acquise.
 
 
J’ose espérer que ce courrier vous ouvrira  les yeux, car, nous Français repliés d’Algérie, au moment du quarante cinquième anniversaire de notre exode, considérons que fêter le 19 mars est une véritable insulte à nos morts.   
 
Avec toute la considération qui vous est due.
 
                                                                                             Georges Sarraf.
                                                                               Chevalier de l’Ordre National du Mérite
 

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On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher d'y faire leur nid.Proverbe chinois 

Beaucoup de choses ont été dites ou écrites à propos de ce « putain » de 19 Mars 1962 maudit par la vraie France et honoré par les gauchards, véritables et officiels traîtres à leur Patrie et à notre Histoire de France, celle des chevaliers Duguesclin et Bayard, celle des Jeanne d’Arc et des Charles Martel…etc . 

Cette date de sinistre mémoire, fut et reste une ignominie provoquée et organisée entre un état de renégats félons et une bande de loups revêtus de la houppelande du berger. 

Cette dernière image reflète bien le sort que fut le notre à partir de cet instant fatidique ; 

Il est de notoriété publique que les bergers savent d’instinct, se servir d’un couteau pour trancher les gorges de leurs moutons, ce que nous étions devenu en 24 heures. 

Nous fumes offerts en holocauste à ces sinistres assassins  aidés en cela par ces liquidateurs de biens, professionnels du bradage et du lâchage de territoires et de départements Français. 

Je vais m’appuyer sur la lettre révoltée d’un ami compatriote, Chevalier de l’Ordre National du mérite (excusez du peu), membre de notre USDIFRA, qui fustige avec des mots sévères mais justes l’attitude complaisante des anti-France et de la FNACA, héritière de leurs idées, laquelle se targue de représenter les anciens combattants d’Algérie. 

Pour cela, la FNACA veut faire de cette date, le parallèle de notre 11 Novembre 1918. 

Le Maréchal Foch doit se retourner dans sa tombe. 

Comment osent- ils comparer la date d’une piteuse défaite à celle d’une glorieuse victoire auréolée d’un armistice sollicité par l’ennemi défait à plate couture. 

Ce compatriote fustige l’attitude d’un sénateur qui a cautionné par sa présence l’inauguration d’un « Jardin du souvenir du 19 Mars 1962 », destiné à commémorer le souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie.  

Or mon ami, signale avec à propos que cette date- là concrétise la reconnaissance de la victoire politique du FLN, vaincu militairement. 

 C’est n’importe quoi ! C’est aussi la décadence de nos valeurs, celles pour lesquelles nos glorieux poilus de 14- 18, nos valeureux anciens de 40- 45, ont combattu et versé leur sang sur les champs de la Marne, au Chemin des dames, à Verdun, sur nos plages de Provence et de Normandie et sur les théâtres d’opérations du monde entier. 

Cet ami souligne encore avec la pertinence et le bon sens acquis par l’expérience et le vécu de toutes pièces (Je cite) : 

-         Qu’il s’agit d’une capitulation sans précédent  dans notre histoire !

-         Que cette date n’a pas mis fin aux combats, le cessez- le- feu n’ayant pas été respecté par le FLN.

-         Qu’après ces prétendus « accords », l’armée Française, la Gendarmerie et la police ont reçu l’ordre de ne plus intervenir et, de ce fait, entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, plus de 150000 personnes ont été assassinées ou ont disparues, soit plus de 6 fois les pertes militaires de 1954 à 1962, avec entre autres :

-         Le siége de Bâb el Oued, le 23 mars 1962, pilonnée par les canons de la gendarmerie mobile et mitraillée par les T6 de l’armée de l’air

-         La fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, où une unité de tirailleurs Algériens ouvrit le feu sur la foule, pacifique et désarmée : 82 morts et plus de 200 blessés.

-         L’extermination épouvantable du commando GEORGES le 27 avril 1962, les Harkis désarmés furent livrés aux bourreaux du FLN pour une boucherie sans nom.

-         Les massacres du 5 juillet 1962 à ORAN, plus de 2000 morts, alors que l’armée Française avait reçu l’ordre formel du général Katz, criminel contre l’humanité, de rester dans ses casernes.

-         Les 300 jeunes du contingent disparus après le 19 Mars 1962, dont on n’eut plus de nouvelles. (Ces derniers de là haut, vous disent MERCI la FNACA, pour votre choix) 

Que pourrions-nous ajouter d’autre au vibrant plaidoyer ci-dessus, sinon dire MERCI à cet homme qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, et continuons à croire que le bon sens l’emportera sur les  idéologies marxistes- léninistes bien dépassées maintenant et qui n’existent que dans les cerveaux malades de ces nostalgiques du désordre et de la haine que leur inspire ceux qui ne pensent pas et agissent comme eux.

Tchao pantins !

Quiconque taquine un nid de guêpes doit savoir courir.(proverbe africain) 

Le Hérisson 

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Concerne les Rapatriés d’Algérie nés avant 1950 

Je suis né en 1933 à Sidi-Bel-Abbès, que j’ai quitté le 30 Juin 1962 à l’age de 29 ans pour être rapatrié en France.  

Ayant devancé l’appel pour effectuer mon service militaire, j’ai été appelé sous les drapeaux, le 28 Mai 1953. 

La guerre d’Algérie, comme chacun le sait, éclata le 1° Novembre 1954.et va durer huit ans. 

Ce jour-là, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d'attentats, dont certains, meurtriers. C'est la fameuse «Toussaint rouge».

Une trentaine d'attentats plus ou moins désordonnés ont lieu  ce jour-là  (récoltes incendiées, gendarmeries attaquées) provoquant la mort de sept musulmans..

Les seules victimes européennes sont un couple de jeunes instituteurs venus de la métropole pour instruire les enfants du bled, Madame et Monsieur Guy Monnerot.. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse qui était  destinée, soi-disant, à un  caid nommé Hadj Sadok.

Guy Monnerot succombe sur le champ mais sa femme, Jacqueline, survivra à ses blessures.

A cette époque, j’effectuais mon service  militaire, et cantonné à Aumale au Sud d’Alger. Inutile de vous dire qu’à partir de ce jour-là, nous fumes autorisés à armer nos fusils (des lebels, je crois !).

Je fus libéré le 29 Mai 1955, et retournais en mes foyers à Sidi- Bel-Abbès.

Trois mois et demi plus tard, en vertu du décret N°55766 du 7 Septembre de la même année je fus rappelé sous les drapeaux le lendemain même de la date de parution de ce décret.

Je fus affecté à la Compagnie Rurale N° 222 de Sidi- Bel- Abbès, à Nemours, port de pèche  où Abdel Kader, l’indomptable émir,  passa sa dernière nuit avant sa capture par la France.

Nous fumes confrontés à la dure réalité de la guerre, pendant 9 mois, nos missions consistant  avec les Harkis et les supplétifs ( mais n’étions pas nous-mêmes des supplétifs ou des Harkis blancs) à traquer sans relâche les bandes de moudjahiddines s’infiltrant dans les gorges du djebel Filaoussen en provenance de la frontière toute proche du Maroc.

L’arrivée du contingent Métropolitain prenant notre relais, nous soulagea et nous fumes libérés le 22 Mai 1956 et rendus à la vie civile et à nos occupations professionnelles, du moins pouvions- nous l’espérer.

Le 9 Octobre 1956, nous recevions un ordre  d’appel sous les unités territoriales. Notre rôle consistait à redevenir militaires 24 heures par semaine et à protéger les édifices publics, les gares et les aéroports.

Nous devions pendant quatre longues années encore, assurer ces gardes de 24 heures  qui nous laissaient sur le flan et exigeaient au moins deux jours de repos pour récupérer et  pouvoir reprendre  nos occupations professionnelles.

La semaine d’après, tout recommençait.

Je fus définitivement rayé des contrôles de 1° Décembre 1960, soit 18 mois avant l’indépendance.

J’avais été sous les drapeaux durant mon service militaire du 28 Mai 1953 au 28 Mai 1955 soit  durant 720 jours.

Rappelé le 8 Septembre 1955 dans les compagnies rurales  et libéré le 22 Mai 1956, soit 286 jours.

Affecté ensuite dans les unités territoriales du 9 Octobre 1956 au 1° Décembre 1960, à raison d’une garde par semaine, j’avais effectué 115 jours de service.

J’ai donc donné à la France 1121 jours de ma vie au détriment d’un pays perdu d’avance, au détriment de ma vie de famille et au détriment de ma vie professionnelle.

Ce qui précède, n’est donné qu’à titre indicatif de ce que la France doit aux Pieds-noirs et particulièrement à tous ceux nés avant 1940, dont certains d’entre eux ont donné leur vie ou  ont tout fait pour sauver trois départements Français contre la volonté de la France elle-même, les dés étant pipés à l’avance au nom de la raison d’état.

Certes nous sommes reconnus comme « Anciens combattants », on nous a remis la médaille commémorative de la guerre d’Algérie, on nous a même gratifié d’une retraite d’ancien combattant, d’un montant approximatif de ……..30 euros par mois.

Mais, comme nos frères Harkis, n’avons- nous pas combattu ensembles dans l’armée, dans les compagnies rurales, dans les unités territoriales, durant cette guerre ?

La Loi N° 94.488 (article 2) du 11 Juin 1994, relative aux anciens membres des formations supplétives et assimilées (comme les compagnies rurales et le unités territoriales, dont nous aussi faisions partie), accorde fort justement une allocation forfaitaire de 110.000 francs  aux bénéficiaires des dispositions du premier alinéa de l’Article 9 de la Loi N° 87.549 du 16.07.1987 .

Je suis persuadé que nous aussi y avons droit. Recensons- nous tous à travers nos associations, nos dirigeants, nos avocats, pour revendiquer cette compensation qui nous revient comme aux harkis et aux Supplétif, car nous avons la qualité d’anciens membres des formations supplétives et assimilées.

Y aurait-t-il toujours plusieurs poids et plusieurs mesures ?

 

 

RACISTES les Pieds-noirs ? NON !

  • Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif. [Proverbe espagnol]

Les Pieds-noirs, dont je suis fier de faire partie, n’ont jamais connu la signification de ce terme, surtout quand nous étions là-bas, chez nous, à plus forte raison, ici. 

Pourquoi  ici ? 

Parce que c’est ici que l’on  a appris et compris à nos dépens que depuis notre arrivée en 1962, il existait une différence segregationnelle dont nous en avons été les premières cibles et les premières victimes et ce, dés notre arrivée sur ce que nous appelions du fond de nos entrailles et  avec passion : la Mère Patrie.  

Pourquoi, comment ? 

Déjà en accostant à Marseille, Monsieur Gaston De Ferre, son Maire de l’époque s’appuyant sur ses sbires, ne voulait pas de nous et voulait ouvertement nous jeter à la mer. Les inscriptions en ce sens, ont longtemps fleuri les quais du Vieux Port. 

Parce que nous faisions peur à des conards mal embouchés. 

Parce que encore dans certaines campagnes les autochtones Métropolitains croyaient que nos femmes étaient voilées et demandaient à voir nos pieds pour voir de quelle couleur ils étaient.  

Parce que la rumeur insinuait que le pied-noir d’Algérie vendait son eau à nos petits militaires métropolitains. 

Parce que nous faisions soit disant suer le burnous. 

Parce que nous avions quelques grands propriétaires (10% environ) qui avaient travaillé durement sur des terres en jachère sur lesquelles, ils avaient créé des jardins d’Eden et n’avaient surtout pas eu besoin du shlag  pour obtenir ces résultats. 

Parce que nous étions ce que beaucoup auraient voulu être sans pouvoir y arriver, c’est-à-dire des gens simples, travailleurs, très proches des Franco- Algériens (appellation plus propre et plus noble que  Maghrébins, comme on les dénomme ici avec un rien de condescendance dans la voix, pour ne pas dire de mépris) et dont beaucoup étaient nos amis d’enfance, et le sont restés encore , malgré le temps qui passe et les différents inévitables provoqués par une guerre civile, lesquels s’estompent avec le temps. 

Parce que les Algériens et les Pieds- noirs cohabitaient dans les villes ou les villages depuis plus d’un siècle, sans problèmes. Nous n’avions pas la même religion et certaines de nos traditions, différaient. Mais l’on ne manquait pas de s’inviter les uns les autres  pour fêter ensembles l’Aid El Kebir , Noël, Pâques ou l’Aid EL Seghir. 

Parce que nous n’avions pas chez nous de dalle d’Argenteuil, de cités ghettos, où nos anciens compatriotes devenus Algériens par la volonté d’un vieillard sénile, orgueilleux, et se prenant pour un dieu de l’Olympe, sont parqués, sous le regard passif et fuyant de ses héritiers. 

Alors maintenant, ça hurle, ça gueule, ça gesticule (suivez mon regard) parce que la voix du peuple a  choisi un p’tit mec (par la taille) mais avec un cœur gros comme çà.  

Ce p’tit mec- là  veut faire ce que personne n’a eu les claouis nécessaires de  faire depuis 1962. 

D’un coup de baguette magique, le voici propulsé sur le devant de la scène.  

Il était temps que la voix du peuple s’exprime et choisisse l’un des deux rescapés du premier tour restant en lice, le meilleur ou le moins mauvais suivant les idées de chacun ou de ceux qui avaient choisi une autre voie au premier tour , l’union sacrée se faisant au 2° tour  

Le choix  entre la force tranquille , l’assurance que donne la justesse d’un combat face aux  gesticulations coléreuses  et à  un sourire figé comme avec de la gomina, devenait évident pour ceux qui comme nous, avions été plongés dans une  léthargie qui dure depuis 45 ans. 

Celui nous paraissant le plus humain et le plus apte à nous faire rendre enfin justice et ce qui nous est dû, a gagné. Peut-être nos trois de millions de voix y sont-elles pour quelque chose, car un rapide calcul démontre que sur  35 millions de votants, l’écart séparant le vainqueur du battu, n’est que d’environ  5%. Seuls Dieu et les statisticiens le savent. 

En attendant : 

VIVE LA FRANCE,

Que Dieu prête vie longtemps à ceux qui oeuvrent pour dire NON aux ennemis de l’évidence et de la vérité. 

Le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux.

(Proverbe Arabe) 

LE HERISSON de Mai 2007

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DROIT DE MEMOIRE 

         « Ligue du Droit des Français à disposer de leur Mémoire » 

POURQUOI TANT DE HAINE ? 

En nous bornant, si j'ose dire, ("Droit de Mémoire") à la réhabilitation des combattants de l'OAS, nous n'entrons pas dans la querelle historique consistant à fixer les motifs de la colonisation ni les conditions de vie des colonisés et des colonisateurs. Les uns et les autres subissaient le régime politique en place, le plus souvent de gauche, qui avait décidé de transplanter en Algérie de grandes populations hexagonales.  

Nous ne sommes pas responsables du transfert de ces populations subi par nos aïeux  ni de la décision de Jules Ferry de vouloir civiliser des populations désignées par lui comme "inférieures". 

Les motivations politiciennes des Régimes d’antan ne relèvent en rien de notre responsabilité et quand bien même eussions-nous commis durant cette colonisation les pires ignominies, nous renvoyons la balle à ceux qui nous y ont déportés. Depuis quand accable-t-on le dauphin qui devient agressif parce que les baleiniers commencent à le chahuter en l’éperonnant de tous côtés et en le jetant tout vif sur le bitume ? 

Selon Ferhat Abbas lui-même la nation algérienne n’existait pas. Ce pays avait été occupé par les Vandales, par les Numides, par les Carthaginois, par les Romains, par les Ottomans. Il avait donné cent évêques et un Pape quand il était chrétien et il l’était quand les Arabes arrivèrent, plus de 600 ans après Jésus Christ. La Méditerranée était la proie de pillages, de raids et de razzias que les pays côtiers supportaient évidemment mal. Il est édifiant d’apprendre que le grand Cervantès fut captif cinq années à Alger avant qu’une rançon – déjà – ne le rende à la liberté. C’est pour calmer la fièvre pillarde des preneurs d’otages qu’en 1830 la France décida une politique défensive de la canonnière et d’occuper tous les ports d’Algérie d’où s’armaient ces agressions. En 1848 la France eut sur les bras le reliquat des insurgés de la Révolution de Février et en expédia un grand nombre en Algérie, en particulier venant de Paris. C’est à partir de cette date que la pénétration française gagna peu à peu toute l’Algérie et la II è  République fut une bonne pourvoyeuse de la colonie de peuplement français de l’Algérie. Cela se poursuivit avec la défaite des Communards et la fin de la Guerre de 1870. Les Alsaciens choisirent, nombreux, l’exil en Algérie. Et ainsi de suite …  

Non contents d’avoir été expédiés, le plus souvent sous la contrainte, en Algérie ; non contents d’en avoir été ramenés encore de force parce que les satrapes de haute volée qui régulent nos destinées en avaient décidé ainsi,  il faudrait par dessus le marché que nous lapidions les plus courageux d’entre les nôtres qui aux côtés du successeur de Jean Moulin au CNR de  1941 – le président Georges Bidault - se sont levés pour nous défendre ? Et cela, 45 années après les faits ? 

Si le fils (ou le petit-fils) de l’inspecteur Bony – zélé gestapiste comme d’autres plus tard purent être de zélées barbouzes - venait à réclamer justice pour l’exécution de son père, nous serions les premiers à nous incliner devant la douleur d’un fils. Mais l’inspecteur Bony avait choisi son camp, comme tant d’autres et ceux que la Résistance n’avait eu le temps de liquider au cours de son combat de libération, elle les exécuta après la victoire parce que tout le monde sait que le chemin qui sépare le Capitole de la Roche Tarpéienne est celui qui sépare la victoire de la défaite.  

Les rectificateurs de l'Histoire seraient bien inspirés de commencer par s'en prendre aux leurs eux-mêmes. Pour ne citer qu’eux, nous rappelons que Guy Mollet, Robert Lacoste, Max Lejeune et François Mitterrand ( Socialistes SFIO !) clamaient à tue-tête que la Méditerranée traversait la France comme la Seine traverse Paris. Nous, nous subissions le cours de l’Histoire  et chaque fois que survenait quelque événement, nous nous demandions simplement s’il était « bon » pour nous, ou pas. Algériens de la 5ème génération, nous étions dans l'état où serait, dans 80 ans,  le petit fils d'un immigré algérien,  à ce jour en France depuis 30 ans.  

Nous ne jugeons pas de savoir si la colonisation a été « bonne » ou « mauvaise », nous voulons bien laisser ce soin aux grands spécialistes du découpage en long de poils sur les œufs, pour expliquer aux masses attentives qui doit gagner le match et qui doit le perdre. Nous sommes les victimes et nous nous souvenons simplement de ceux qui nous ont … menés en bateau, expression providentielle pour dépeindre la situation.  

Au titre de victimes d’un combat où nous fûmes les plus faibles, nous nous souvenons des menteurs, des traîtres, des assassins, des fusilleurs de Français et des barbouzes payées pour accomplir les basses besognes à nos dépens. Nous nous souvenons des Collabos de l’abandon et des laquais de l’Etat de fait qui n’eut que la violence et le bulletin de vote de ceux qui n’étaient pas concernés pour venir à bout de notre légitime défense.  Mais nous aurions garde de n’oublier personne. Nous gardons au cœur le souvenir béni et reconnaissant de ceux qui ont pris les armes pour nous défendre. A plus forte raison quand ils n’étaient pas natifs d’Algérie comme ce fut le cas de ces grands Résistants et Combattants  de la première Résistance qui avaient pour noms : Colonel Gardes, Colonel Lacheroy, Colonel Savelli, Colonel Château Jobert, Général Challe,  Général Salan, Général Zeller, Colonel Broizat, Colonel Argoud, Commandant Denoix de Saint-Marc, Lieutenant Degueldre … et qui ne craignirent pas, aux côtés des présidents Bidault et Soustelle, de passer d’une Résistance à l’autre.  

Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons nous en tenir qu'à l'expression: 'les crimes de l'OAS"   en répondant simplement que nous attendons que ces mêmes qui dénoncent ces "crimes"   -  à tort ou à raison - dénoncent aussi  les "crimes" commis par le Colonel Rossel - honoré publiquement au Mur des Fédérés - ainsi que les crimes de la Résistance française contre l'occupant nazi. 

Deux Résistances dont – soit dit en passant – nous ne cessons de dire la haute justification puisqu’en ce qui concerne la seconde, notre communauté offrit quelques dizaines de milliers des siens à la France pour réaliser sa Libération. S’il faut aligner là aussi des chiffres, la tête de bien de donneurs de leçons risquerait de changer de teinte.  

Que ces gens en question daignent  donc expliquer en vertu de quelle ségrégation les crimes commis par  des résistants,   en Algérie,  à qui le Pouvoir a menti et qui sont jetés à la mer, et définitivement,  seraient  de vrais crimes à condamner, pourquoi ces centaines de milliers de Français d'Algérie,  définitivement exclus  de leur terre natale, pourquoi ces gens trahis et assassinés par celui qui venait les sauver  seraient des criminels quand ils ont défendu, dos au mur, leur terre, leur maison et leurs enfants  et pourquoi les crimes commis par des gens non trompés, non jetés à la mer et non expatriés mais confrontés aux horreurs d'une guerre étrangère méritent l'encensoir et les honneurs de ce qu'ils appellent les Droits de l'Homme. 

Nous ne disons pas qui a tort et qui a raison. Nous voulons simplement poser la question. Que ces gens qui semblent connaître exactement ce qu'est l'équité historique et qui parlent avec autant de fermeté du malheur des perdants de l'Histoire nous expliquent, qu'ils daignent nous expliquer, nous démontrer en quoi le crime du Lieutenant Degueldre mérite sa permanente exécution et en quoi les assassinats et exécutions massives commis par les Versaillais et les Résistants contre l'occupation nazie méritent prosternation cérémonieuse des foules.  

Nous sommes très attentifs à leur explication et puisqu'ils se prétendent en toute humilité les défenseurs des Droits de l'Homme, la première démarche intellectuelle que nous leur recommandons est de s'imaginer demain, pour des motifs qui les dépasseraient totalement, devoir choisir les deux valises avec lesquelles ils quitteraient leur domicile. Un pouvoir politique aurait décidé qu'ils ont usurpé leur présence et leur habitation à Toulon  ou  ailleurs.  

Ce pouvoir politique qui leur aurait juré quatre ans avant qu'ils étaient là à juste titre et pour toujours, d'Ollioules au Pradet et qu'ils pouvaient dormir tranquilles déciderait arbitrairement « et parce que c’est la nature des choses », qu’il importe maintenant qu’ils subissent le vote d’une autre population pour décider de leur avenir. Et donc, sagement,  comme un seul homme docile, ils se mettraient immédiatement en quatre puisque la volonté de la république, du vent de l'Histoire et des .... Droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, leur imposeraient de foutre le camp sans barguigner. 

Nous aimerions les voir et les entendre, tous ces donneurs de leçon, dans les mêmes circonstances. Nous aimerions les voir, se faire mitrailler par des avions, vivre pendant des années dans l’angoisse du terrorisme et du couvre feu, dans l’angoisse de l’inconnu, sous la pression des mensonges constants et des promesses non tenues, des palinodies et du cynisme de celui que l’Algérie avait justement rendu à ce pouvoir sans lequel il n’existait plus. Nous aimerions les voir donner alors ces conseils avisés de professeurs aux mains propres, manchots !  

Et face à cette réalité qu'ils n'ont pas connue et qu'ils se gardent bien d'imaginer, ils voudraient que personne ne se lève pour prendre les armes, pour se battre,  pour se défendre, pour LES défendre ? Et ils voudraient qu’avec eux, à leurs côtés, nous détruisions – 45 ans plus tard - les stèles de ceux qui se sont battus et qui sont morts ? Ils voudraient que nous passions en profits et pertes les cent cinquante mille Harkis et les trente mille Français, juifs, chrétiens et musulmans passés au fil du rasoir pendant les mois de l’Indépendance ?  

Si encore ils n'allaient pas fleurir les tombes de tous les autres résistants de toutes les autres Résistances de la planète, nous leur concèderions la cohérence.  

Mais là, Messieurs, expliquez-nous pourquoi tant de haine !  

Guy ROLLAND

   LE HERISSON mars 2007

 " Le fait qu'une opinion soit très répandue ne prouve nullement qu'elle est fondée .Elle a même toutes chance d'être absurde, quant on songe que la bêtise et une des choses les mieux partagées "
 
Bertrant Russel                       

LE RÉVISIONNISME EN QUESTION 

A cette époque de l’année à deux mois de l’échéance Présidentielle,tous les moyens sont bons pour se mettre en valeur envers certaines couches de la population, des personnalités

«  genre people » n’hésitant pas à se rendre de l’autre côté de la Méditerranée pour faire acte de repentance, comme le signale, Monsieur Jacques MYARD, député UMP ,que nous saluons au passage et que nous remercions de traduire avec ses mots, notre amertume et notre colère. 

Repentance de quoi, nom de Dieu ?

Comme continue Monsieur MYARD, ces déclarations prononcées à l'étranger, à l'issue d'un entretien avec le président d'un pays étranger,  sont une véritable trahison des intérêts de la France.

Il nous conseille enfin  de ne pas sombrer dans le piège de la démagogie. Y sombrer, ce serait à mon sens, du racisme à rebours.

Il y a des vérités qu’il faut rétablir, cela va sans dire, mais pas à sens unique ou au gré des tendances et nous lutterons jusqu’à notre dernier souffle (que chacun le sache) pour rétablir la vérité sur l’ex Algérie Française, sur une grande partie de nos valeureux officiers,(les autres nous continuerons à les ignorer) sur nos héros et sur nos martyrs. Nous aussi nous en avons et non des moindres et ils resteront dans nos mémoires tant qu’il nous restera un souffle de vie. 

Ce ne seront surtout pas les faux jetons qui réviseront l’histoire du seul point de vue de leur idéologie partisane. 

Si les dirigeants actuels d’Alger, descendants en ligne directe des fellaghas, parlent « français », n’est-ce-pas entre autres aux règles de morale,  de vocabulaire, de la grammaire Française et à l’instruction générale dispensés dans nos écoles  françaises qu’ils le doivent ? 

Il est vrai que ces valeurs- là, au jour d’aujourd’hui, sont tombées en désuétude et sont considérées comme ringardes par ces révisionnistes de bas étage. 

Mais Dieu merci, on parle de  plus en plus chez nous, ici en France,  de revenir à ces mêmes valeurs, tant on a constaté la décrue du niveau général du FRANÇAIS qui est tombé bas et tant les niveaux de lecture et d’orthographe des élèves de secondaire figent de stupeur et de désolation les examinateurs et professeurs. 

Mais que ces derniers n’aient pas le malheur de s’élever contre cette décrue. Ils sont aussitôt attaqués, battus et même poignardés. 

Pour en revenir à nos révisionnistes, peut-être rougissent-ils même d’être Français, ce label dont nous Pieds-noirs sommes si fiers de continuer à le porter après 45 ans de mépris, d’oubli volontaires de ce que nos pères d’origines différentes (telles que Français, Espagnols, Italiens , harkis, Maghrébins , Africains ou autres) venus d’ailleurs ou de la rive d’en face de la Méditerranée ont apportés sur les champs de bataille de la Marne, de Verdun, de Monte Cassino ou au débarquement en   Provence, encore teintées et humides du sang qu’ils ont versé pour notre France . 

Tous ces beni-oui-oui  doivent des excuses à la France. Pour notre part, ils peuvent se les «  carrer dans le dargeot », cela les connaît bien et peut-être même que çà leur plairait.

Nous, nous continuerons à superbement les ignorer. 

Le Cercle algérianiste condamne lui aussi avec raison les déclarations inacceptables de ces anciens ministres, venus rendre visite à Bouteflika. 

D’autant plus inacceptables qu’elles émanent d’aspirants actuels à la Présidence Nationale. Pauvres de nous si la France soudain devenue aveugle et perdant la raison, venait à amener au pouvoir,  ces  chantres  de la repentance, du révisionnisme et de la démagogie à outrance. 

Ils osent même demander  à la France, leur pays ( qu’ils voudraient bien avoir en leurs mains), de reconnaître les crimes qu’ elle aurait commis depuis la conquête de l’Algérie jusqu’à sa liquidation de biens du 19 Mars 1962. 

Le Cercle algérianiste, qualifie cette attitude de provocation politique  et intolérable.

Provocation qui fait du parti socialiste un simple relais des thèses du FLN. 

Joignons-nous au  Cercle algérianiste pour « appeler l’ensemble de la communauté des rapatriésd’Afrique du Nord à faire preuve de la plus grande vigilance face à ceux qui n’auraient comme unique politique l’auto flagellation et la repentance à sens unique ». 

Le 11 février dernier, un journaliste du « quotidien d’Oran », évoquait les Pieds-noirs en ces termes : 

Un rapatrié d’Oran, âgé maintenant de 80 ans, faisant une visite nostalgique à ce que fut son pays, affirmait les yeux humides, (je cite) :  

« là-bas on n’est pas chez nous, ici on n’est plus chez nous où dois je partir? »

 
Ce journaliste Algérien, honnête et impartial continuait en affirmant  que les pieds-noirs expulsés hors de chez eux par «  le vent de l’histoire » trouvèrent à  Marseille en ce mois de juillet 62, un accueil qu’auraient réprouvé les organisations humanitaires pour d’autres que nous. Un accueil orchestré par Monsieur Gaston Deferre, Maire de Marseille, en personne par des paroles inoubliables. «Que les Pieds-noirs aillent  se faire voir ailleurs, ou foutons-les à la mer.


Pourtant 90 % des rapatriés étaient des petits fonctionnaires, des artisans ou des commerçants  (Cette vérité n’a pas échappé à ce journaliste Algérien qui connaît mieux l’histoire de son pays que ces incapables  qui veulent nous gouverner. Inepties  et contre vérités sont leurs deux thèmes préférés. 

Ce rejet de notre communauté en 1962, ne doit pas disparaître de notre histoire qui malgré tout est belle, car ce fut toute une épopée. 

Ici, à notre arrivée, nous n’étions pas chez nous et nous n’étions qu’à peine un million d’âmes.  

Nous avons subi les sobriquets les plus blessants notamment de la gauche, sous le regard à peine compatissant des instances au pouvoir, alors que nous avions besoin d’un peu de réconfort. 

Maintenant et contre vents et marées, nous sommes là plus que jamais et  nous pesons trois millions de voix. Soyez certains que nos syndicats sauront à qui les donner et de quelle façon.  

Ce n'est pas la trempe des armes, mais celle du coeur qui donne la victoire..

LE HERISSON

Mis à jour ( Samedi, 29 Mai 2010 19:57 )  

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